Deux ou trois choses sur Kay Ingamells

Un petit coup de pub pour nos ami-e-s de Relance Relationnelle, la communauté narrative suisse, qui organise un atelier les 12 et 13 octobre prochains avec David Epston et Kay Ingamells, une nouvelle venue (encore une !) en terre francophone. Encore peu connue en Europe, Kay Ingamells se livre au jeu des présentations. Elle parle aussi des aspects qu’elle abordera lors des deux journées à Genève.

Je suis née à Montréal et ai grandi principalement dans le Yorkshire (au Royaume-Uni). Je suis la mère d’un merveilleux fils de 14 ans. J’ai eu un parcours professionnel assez varié et divertissant : assistante de recherche pour un membre du Parlement, j’ai côtoyé les pionniers de l’internet dans une compagnie informatique, attachée de presse pour un festival de film à Paris, donné des workshops sur l’innovation sociale aux côtés de l’inventeur de l’entrepreneuriat social, Nicholas Albery. En 1990, je me suis inscrite à un cours de développement personnel parce que je voulais découvrir ce que je voulais faire de ma vie !

J’ai décidé que je voulais “faire une différence dans les vies des enfants et des jeunes” (à l’époque c’était une formulation plutôt originale). Trois semaines plus tard, j’ai débuté un poste dans une institution pour enfants placés. Quel ne fut pas mon choc de constater que ces enfants, qui avaient tous été abusés sexuellement étaient vus comme “mauvais” plutôt qu’en difficulté et étaient traités en conséquence… La rage que j’ai ressentie alors m’a fait faire un sacré bond en avant et a enflammé mon implication auprès de thérapies qui traitent les enfants avec respect et dignité.

J’ai débuté un master en 1992, puis me suis formée comme thérapeute par le jeu. J’ai travaillé dans des institutions avec des jeunes ayant expérimenté abus et traumas.

Découverte de la narrative et rencontre avec David Epston

J’ai entendu parler de l’approche narrative pour la première fois à York (Royaume-Uni). Alors que je profitais d’un dimanche après-midi hivernal pour me balader dans une librairie, je suis tombée sur “Playful Approaches to Serious Problems”. J’ai été captivée par cette découverte sans imaginer que j’en viendrais à devenir si proche de l’un des auteurs et apprennent à connaître les autres ! En 2001, je suis arrivée en Nouvelle-Zélande, à Auckland, initialement pour voyager et pour effectuer un travail temporaire auprès d’enfants et d’adolescents. Il s’avère que j’y suis restée et y vis toujours depuis. Après avoir eu la chance de rencontrer David Epston en 2003, je suis devenue son apprentie et cela dure depuis plus de 13 ans !

Cela fait maintenant 10 ans que j’enseigne la thérapie narrative et je travaille en pratique privé, la plupart du temps avec des jeunes et leur famille. Je trouve formidable la façon qu’ils ont de s’attaquer à la vie et avec quelle sincérité et imagination ils se heurtent aux grandes questions existentielles. Je donne des conférences internationales et publie régulièrement à propos de mon travail.

De quoi vais-je vous parler les 12 et 13 octobre ?

Ayant eu la chance de m’immerger dans la pratique de David Epston durant les 13 dernières années, j’ai été amenée à profiter de ses retours méticuleux sur les transcripts de mes séances de thérapie. Au fil du temps, j’ai commencé à regarder “de l’autre côté du miroir” (pour garder la métaphore d’Alice au pays des merveilles) sur la propre pratique de David.

A travers des extraits vidéos de mon travail auprès des jeunes ainsi que des lettres narratives que je leur ai écrites, je vous propose de vous emmener “de l’autre côté du miroir” pour mieux accéder au travail de David et notamment ses “pratiques de raconter des contre-histoires”.

 

Plus d’informations et inscriptions sur : http://relancerelationnelle.ch/epston-ingamells/

Attention : dernière chance pour bénéficier du tarif Early Bird jusqu’au 30 avril !

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