Nantes : le printemps narratif

Il faut écrire à chaud sur les conférences narratives. Ne pas laisser trop se dissiper l’énergie et l’émotion. Sinon, ça devient du réchauffé, et puis on ne le fait plus.

Ceci est un espace commun pour exprimer nos / vos retours des Journées Narratives Francophones de Nantes, les 3 et 4 juin (donc avant-hier et hier), qui ont été un très beau succès. Sous quelle forme ? Celle que vous voulez : article et conversations dans la chaîne des commentaires, poèmes, dessins, débats, articles plus importants envoyés à la Fabrique et qui seront publiés à part… ou si vous le souhaitez, réponse aux 3 questions suivantes que nous vous proposons :

  • Quels ont été les moments, images, mots, expressions qui vous ont mis des petites étoiles ?
  • Quelle image cela vous donne t-il de la communauté narrative francophone et de ses valeurs ?
  • Quelles nouvelles possibilités pour vous dans votre contexte, travail, pensée, etc. ?

C’est à la fois une façon d’offrir aux autres participant-e-s un reflet de la trace identitaire de ces deux jours et à celles et ceux qui n’y étaient pas des poussières d’étoiles et un aperçu de ce que nous avons vécu.  N’ayez pas peur d’écrire dans ce blog, praticien-ne-s chenu-e-s ou narra-babies. Si cela vous intimide de publier vos retours, c’est que les activités du Pouvoir et du Privilège sont entrées dans Errances Narratives, et qu’elles l’isolent de ses valeurs, de ses intentions et de son rôle. Et ça, nous ne l’acceptons pas.

L’équipe de la Fabrique

33 réflexions au sujet de « Nantes : le printemps narratif »

  1. Message à l’attention de Aude Bonneau :

    Quelle surprise de vous voir signer « Aude -Tisseuse de liens » ! et quelle heureuse coïncidence 🙂
    j’ai choisi ce pseudonyme d’écriture il y a bien longtemps alors qu’assistante sociale à l’époque j’entamais ma première formation en PNL en 1994. J’ai créé ensuite un blog de poésie sous le nom de « Tisseuse de liens », puis un 2ème « L’arbre à liens », alors que je commençais à co-animer en 2007 le site d’atelier d’écriture francophone « Les Impromptus littéraires » : http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/ que je continue à co-créer à ce jour…

  2. Je reviens de ces journées avec, dans ma valise, une boîte aux trésors…

    Depuis cette bonne ville de Nantes, où Jules Verne a poussé ses premiers cris, les Journées francophones m’ont emmenée en voyage à travers les mots. Que d’histoires avec les 26 lettres de notre alphabet ! Que de trésors reçus !

    Bien sûr, quelques années avant de me rendre à Nantes, j’avais reçu des cartes. Le passeur André m’en avait filé quelques unes. « Elle appartiennent à un certain Michael » m’avait-il confié… « Mais si tu t’en inspires, n’hésite pas à te la jouer créative. Les cartes de Michael, c’est du lourd, mais si tu ne les fais pas tienne, elles resteront lettre morte ».

    Alors, j’avais valeureusement parcouru l’Île mystérieuse avec les cartes existantes et rédigé mes propres cartes… Mais il restait encore à parcourir des terres inconnues et 20.000 lieux sous les mers ! Dans mon Ecole des Robinson, j’avais été rejointe par Caroline, une autre exploratrice issue du Plat Pays, section Colline, et nous avions décidé d’unir nos visions des cartes pour démultiplier les chemins des possibles.

    Arrivée à Nantes, je vous rencontrai donc. Autres explorateurs. Explorateurs aguerris. Explorateurs novices. Mais toujours explorateurs.

    Certains d’entre-vous m’emmenèrent au Centre de ma Terre pour y dissoudre les jumelles Crainte et Incertitude.

    D’autres me transportèrent de la Terre à la Lune… Et de là haut, j’entraperçu qu’il était possible, en 2 jours plutôt qu’en 80, de parcourir d’autres mondes et d’épaissir les histoires des possibles…

    Je rencontrai Ethique, dont je voulais, en effet, vérifier la véracité de l’existence sur le territoire coach. Convivialité était aussi au rendez-vous. Curiosité, bien sûr, ne manquait pas à l’appel.

    Je croisai des Repasseurs, des Accompagnateurs, des Accordeurs, des Voltigeurs… toujours explorateurs.

    Et me voici de retour en mon Plat Pays. Il paraît que j’ai loupé le Rayon Vert, trop occupée à rencontrer la Communauté narrative. Que diable ! Ma boîte à trésors est là, devant moi. Et dans mes trésors, un sachet rempli de petites graines. Des graines à semer à tous Vents, aux quatre coins du Plat Pays.

    Vient donc l’heure de semer. Mais je n’ai pas encore le calendrier des saisons sous les yeux. Je pense que je l’aurai parcouru d’ici quelques jours, avec l’aide de l’un ou l’autre Repasseur Semeur.

    Mais d’ores et déjà, à toutes et tous, mille mercis !

    Marianne

    PS : toute critique diachronique des idées ou stéréotypes de l’œuvre vernienne a été volontairement ignorée; toute nuance liée à la problématique du genre dans les accords orthographiques aussi.

  3. Merci Laure pour ton enthousiasme à la suite de l’atelier !
    Merci d’ailleurs à tous.tes les particpant.e.s !
    On ne se rend bien souvent compte de la richesse de ce qu’on fait qu’en le partageant. Ce fut un plaisir de co-animer avec Angeline cet atelier et ça me donne plein d’idées pour poursuivre ce partage !
    Je mets à la disposition de la communauté les visuels et fiches techniques d’outils pour alimenter la pratique de tous.tes.
    Aude – Tisseuse de liens

  4. Pardon Docteur Cracotte… je viens de me relire… ce n’est pas une grenouille mais une souris… verte ! C’est à cause de la couleur que je me suis mélangé les pinceaux 🙂
    Puisque je repasse ici merci à Fabrice pour les photos qui m’aident à réaliser que je n’ai pas rêvé…

  5. Que vous dire après tous ces messages où je retrouve mon vécu de ces deux journées ?
    un gros, gros merci à tous, présentateurs et écoutants et particulièrement à Catherine et au Dr cracotte pour la complémentarité de la théorie et de la pratique, à Pierre car je pense depuis longtemps que les thérapies du burn-out devraient être payées par les entreprises, aux innovateurs de lettres d’addictifs libérés à ceux encore aux proies de l’alcool ainsi qu’à ceux de la cinémathérapie et de l’interrogation sur l’infidélité.
    Mon étoile scintillante, c’est que les pratiques narratives s’appliquent à tous les soucis et ressources de l’humanité , la créativité est sans fin…

  6. Bonjour à tous,

    il semble que mon premier commentaire se soit perdu dans les limbes d’internet, mais tant pis. Je ne livrerais du coup plus que les « fines traces » de la matière scintillante dont il était porteur 🙂
    Il se résume peut-être à « merci » aux orateurs, animateurs d’ateliers, aux bénévoles, et à tous ceux qui ont fait le voyage dans des conditions difficiles, alors que moi, tranquillement installée dans ma ville de vie, je n’avais que quelques minutes de tram à parcourir…
    Merci à ces deux jours qui m’ont ré-ancrée dans le terreau des Pratiques narratives en me narrant leurs histoires, et à André Grégoire et à son appel à continuer à créer et à « re-curiositer ».
    Psychopraticienne, formé aux Pratiques Narratives à HEXAFOR, je me situe dans cette 3ème vague dont André a parlé, et j’ai surfé durant tout ce colloque sur les différentes vagues de narratiens ou narratologues, selon les néologismes que j’ai découverts alors.

    A bientôt de retrouver tous les repasseurs d’histoires…
    Françoise

  7. Merci Catherine pour ton retour sur mon atelier sur la médiation. Toutes les rencontres que j’ai faites à Nantes m’ont été chaleureuses et joyeuses mais peut-être suis-je comme le 2ème voyageur ? Je vous laisse donc simplement cette petite histoire :
    A l’entrée d’un village, un vieux sage se reposait près d’un puits. Arrive un pèlerin qui veut s’installer dans le village. Il demande au vieux :
    “Dis-moi comment sont les gens de ton village. J’aimerais bien m’installer ici. Où j’étais avant, les gens sont méchants et médisants. C’est pourquoi je suis parti.
    – Les gens sont les mêmes ici”, répond le sage. Et le pèlerin passe sa route.
    Arrive un second pèlerin.
    “Comment sont les gens de ton village ? demande-t-il à son tour au vieux sage.
    – Comment étaient les gens que tu as côtoyés jusque là ?
    – Très gentils et serviables. J’ai eu de la peine à les quitter.
    – Les gens sont les mêmes ici.”
    Un jeune du village a assisté aux conversations.
    “Je ne comprends pas, dit-il au sage, à l’un tu dis que les gens sont méchants, à l’autre qu’ils sont bons.”
    Et le sage répond :
    “Les gens sont comme nous les voyons !”

  8. Patrice, Fabrice Aimetti est notre ami et collègue de la Fabrique Narrative qui a pris et posté les photos (cartes postales) qui accompagnent cet article. C’est pourquoi nous le remercions. Les commentaires ne rebondissent pas forcément sur le dernier, mais souvent sur l’article lui-même.

  9. Chères Catherine et Elizabeth, je me dois de vous dire que mon vrai prénom est Patrice et non Fabrice, cette précision amenée surtout pour éviter les confusions: je pense qu’il y a un vrai Fabrice que semble bien connaître Pierre ( voir plus bas).

  10. Merci à tous ceux présents à ces deux journées pour la belle énergie qui s’y est déployée.

    Je remercie tout particulièrement :
    Angéline et Aude, qui dans leur atelier « accompagner les familles avec les idées narratives ». Nous ont montré le pouvoir créatif auquel chacun peut se ré-associer pour transmettre et travailler avec les idées narratives.

    Catherine qui m’a permis de revisiter les années 70, au travers des intellectuels et philosophes de l’époque.
    Charlotte et la puissance des ses questions sur l’accompagnement du deuil.
    (Le petit couteau de mon père s’est retrouvé porteur d’un message puissant dont je n’avais pas conscience. « Quoi qu’il arrive , on s’en sortira ».)
    Merci aux Nantais pour leur organisation et leur accueil chaleureux .

  11. Merci beaucoup Fabrice, pour ce bel album souvenir, si rapidement.
    Je voudrais ajouter à tout ce qui a été dit, un témoignage sur l’atelier « médiation familiale » où j’ai adoré écouter Isabelle expliquer ce que les pratiques narratives avaient apporté à son travail de médiatrice.
    Et je souhaite parler également de l’atelier de Thomas sur l’infidélité et l’évolution du contrat de mariage. C’est un grand plaisir pour moi de l’écouter réfléchir à voix haute, tranquillement et humblement, un grand plaisir d’essayer de le suivre au fur et à mesure que sa pensée s’élabore. Je pourrais dessiner sa pensée en train de s’élaborer et de se diffuser doucement dans la salle, parmi nous, comme une invitation à ouvrir notre esprit et à penser aux choses, un peu différemment.

  12. Juste un mot pour vous dire qu’en tant que « métissée » nantaise, issue de la pré-fabrique narrative, et ayant vécu les déchirements des praticiens narratifs (médiat vs Pbs, psy/coachs, hypnotherapeures vs reste du monde…)
    J’ai savouré le climat de cordialité bienveillante qui a régné ce WE a Nantes.
    Derrière mon foulard rose, j’ai profité des regards, des chuchotis, des « whaousss » qui fusaient pendant les conférences comme au buffet…
    Merci à tous d’avoir osé vous mélanger, osé frayer avec cette frange si dangereusement proche des big five qu’elle doit trouver comment sauver ses intentions sans se renier…
    C’était très chouette. Et à bientôt, en Belgique ou ailleurs?

    Sandrine Janssen

  13. Un grand merci à tous
    une rencontre qui permet de dynamiser et d’avoir envie d’encore plus de rencontres narratives!
    Quelle belle ambiance, quelle ouverture sur des possibles
    Quelle humanité!

    Merci encore à chacun chacune pour toutes les relations créés les émotions partagées, les sens réveillés. Je me sens moins seule et ça me donne des envies d’agir

    A bientôt aux 3ièmes journées

    Caroline Chedmail

  14. Bonjour à tous et merci à Fabrice pour çe carnet de voyage visuel magnifique et à tous pour vos mots et idées.

    Il y en a qui appellent à réponse et sans doute que je le ferai plus tard… Un forum à réflexions et débats post- journées nantaises s’invite!

    Je voulais juste dire que je crois que moment le plus scintillant pour moi était le moment dans ma  » présentation’, ou le public est devenu auteur….moment bien décentrée ( si décentrée que les gens dans la salle ont refusé de m’écouter pour revenir…) et où je n’ai pas réussi à vous convaincre de ´rester dans le cadré, après avoir ouvert l’espace pour les échanges , tellement çe qui se passait avait du sens pour vous…. Je regrette juste deux choses , de ne pas avoir pensé à vous prendre en vidéo- l’énergie était magnifique – et de ne pas avoir pensé à allouer plus de temps à ces échanges qui avaient l’air d’etre riches, vibrantes , et nécessaires.
    Merci à tous pour vos présentations, si je ne l’ai pas fait en personne, je voudrais le faire maintenant.

  15. Salut Patrice, « Des contributions en plénière vraiment narratives » = est ce que tu veux bien en dire un petit peu plus ? Bonne journée,

  16. Filaments… de ces deux belles journées d’un nouveau venu dans la tribu

    La quête de sa carte d’identité
    la palette infinie des échanges narratifs
    la Manufacture, symbole d’un transport réussi vers le futur
    les tablées joyeuses et chatoyantes
    la première du témoin intérieur
    quatre filles sous un baobab
    la douceur
    des libraires militants
    les ondes intenses de l’atelier qui ont porté Cinémouvance au monde. MERCI.

    Suggestions pour les prochaines Journées :

    Des contributions en plénière vraiment narratives et un retour de la salle après la parole de l’orateur .

    Rendez-vous en octobre à Bordeaux.
    Va où le coeur te porte.

    Le p’tit Belge

  17. Je suis nourrie par un « grand écart » entre perspectives historiques / ouverture à des références et points de repères généraux (merci Julien, Catherine.. entres autres), des plongées concrètes dans des applications au quotidien, à la mesure de nos activités (Sylvie, Françoise, Caroline…) et le rappel des sources, attachées aux minorités et à quelque chose qui parle d’égalité et de fraternité (Dina, Elizabeth…).

    Je repars, bousculée et en alerte, par l’accent mis sur notre éthique (Pierre, Rodolphe). Je suis partante pour un Forum Ouvert sur le sujet.
    J’aurais tant aimé le temps possible d’un échange après ces interventions ! Certainement parce que je travaille comme consultante et coach dans ces grands groupes parfois lieux du pire et du meilleur, selon les humains susceptibles d’agir et décider à leurs niveaux…
    Je connais une personne proche aujourd’hui arrêtée pour « démoralisation au travail » et je peux imaginer combien le partage des idées apportées par Rodolphe lui ouvrira un autre champ de vision.

    Un Forum ouvert est une merveilleuse initiative et je suis prête à donner un coup de main si tant est que Bertrand en ait besoin ou envie, car un Forum s’autoporte une fois mis sur sa lancée.

    Je suis d’accord avec Véronique et Sonia, à qui Colloque a raconté qu’il pouvait fleurir, en complément, de moments de créativité ou d’inclusion. Quelle belle idée de lui donner la parole !

    Merci d’avoir rendu ceci possible. A bientôt !

  18. Des petites étoiles scintillantes ? J’en ai pris plein les yeux grâce à la joie de retrouver des ami(e)s et des inconnu(e)s de la Communauté Narrative. Il me semble que c’est la première fois que ces deux mots deviennent une réalité.
    Tous les moments ont été beaux… mais si je devais décerner un Michael d’Honneur, je le donnerai à Françoise Ceccato… ou à sa grenouille et son perroquet qui m’ont paru aussi compétents qu’elle 🙂
    Attention cela ne veut pas dire que je n’ai pas apprécié les autres présentations, toutes celles auxquelles j’ai participé étaient d’un haut niveau de compétence.
    J’ai, comme toujours, adoré l’intervention de Julien; je dois vous avouer qu’il s’exprime avec tant de simplicité et de clarté qu’il me donne l’impression d’être intelligente.
    En vérité, éternelle curieuse, j’ai appris de vous toutes et tous. Vivement les prochaines Journées…
    Alors… à bientôt ??

  19. Sous forme de documentation anecdotique, ainsi qualifierais-je cet écrit car j’adore les petites phrases et les phrases importantes (pour moi) qui illuminent les propos des acteurs (enfin ceux que j’ai pu entendre, donc pas tous) de ces deux journées narratives qui m’ont enchantées.
    En préalable pour cela : merci à tous, intervenants, foulards roses, belles histoires !
    Coup de chapeau à Julien qui ouvre magistralement – après l’intro de Bertrand ! – les journées.
    On n’est pas dans sors de ce corps mais plutôt rentres-y « pour lâcher prise » et il y avait sur la plage de Nantes des « coquilles vides » à remplir de ressentis sensoriels incarnés.
    Serge nous rappelle que « ce sont des coachs qui ont fait venir Mickael White en 2004 à Paris » (pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis coach ! entre autres) et qui partage avec nous sa découverte de la « sérendipité » (vous savez le coup du post-it !) entre « nœuds borroméens » et « caillou à déplacer dans la chaussure » pour un « retour vers le futur » qui « dissout l’effet du problème ».
    Dans un atelier, Martine évoque que « le mot objectif a soulevé le coin du tapis ».
    Dina n’a « pas envie de se la péter » mais néanmoins quelle belle intervention tu nous as offert !
    « Le DSM IV fabrique des maladies à tour de bras » m’apprend Rodolphe, merci pour cet éclairage politique alimenté par ton humour que je qualifierais bien de pince-sans-rire… Et merci aussi pour « la thérapie narrative nous invite à être des thérapeutes bêtes et curieux » ça je sais faire ! et « le burn out… cette démoralisation au travail… dans une perspective narrative… une réaction saine à un contexte professionnel toxique ».
    Puis Pierre, en atelier, « vous levez le pied de leur gueule » alors ils s’expriment… pour dire qu’ils font du « footing avec des chaussures de ski ».
    Catherine en deuxième journée, réouverture magistrale avec la French Theory, cette appellation d’origine américaine qui vient de Paris, à moins que ce ne soit l’inverse, enfin bon je vais relire des polars parce que c’était trop bien cette balade de Woodstock aux extrémités de la signification en passant par Boris Vian, l’habitus et le pli deleuzien… pour rejoindre la souris verte de Françoise qui nous rappelle que ce sont les histoires qui font le monde et non pas l’inverse, en nous emmenant dans son univers enchanté, peuplé de chaussette mouillée au bout retourné, de carnet de repérage d’initiatives intelligentes, d’enfants qui transforment des couteux en moules à gâteaux, d’oies bernaches, et qui m’a fait dire : le problème est le problème et le perroquet est Pistache. Merci fée Françoise.
    J’ai rencontré Monsieur M (aime) dans l’atelier de Vincent dont le « bonheur passe par une Jaguar », qui s’est « grandiosé dans son moi » et qui fait avancer ses patients « de l’autre côté de quelque chose » même s’il n’a aucune confiance en eux car ils « ne font que raconter des histoires ». J’y ai entendu une approche inspirante de références et de questionnements.
    L’après-midi, Elizabeth reprenait ce festival de partages avec ces « petits héros » et ces rituels qui nous connectent à notre humanité pour rester en lien avec ce qui est important pour nous. Le scintillement était bien là, sur scène, incarné par Elizabethumaine.
    Puis Pierre nous a interrogé sur la dissolution de l’éthique narrative dans le coaching et sa perplexité… entre vigiles et vigies, où je remarque qu’il y a une aile de différence et une question de genre ! Je garde donc mes deux ailles pour m’envoler en haut de la vigie dans le club des bisounours.
    Et André de conclure avec ses espoirs de préservation, de vigilance, de curiosité, pour la thérapie des idées et des histoires.
    Dans ces journées, pour reprendre Julien, ce que j’ai vécu correspondait bien à ce que je voulais vivre.
    Je me sentais réassociée ! Et au meilleur endroit possible.
    Encore merci !
    Catherine Vérilhac – Psychologue du travail et coach.

  20. Bonjour à tous,

    Vos témoignages sont formidables et me font regretter de ne pas avoir traversé la France jusqu’à Nantes.

    Je voulais juste témoigner de ce qui m’a touchée dans l’introduction du billet
    « Si cela vous intimide de publier vos retours, c’est que les activités du Pouvoir et du Privilège sont entrées dans Errances Narratives, et qu’elles l’isolent de ses valeurs, de ses intentions et de son rôle. Et ça, nous ne l’acceptons pas ».

    Je viens de passer du temps ces derniers jours dans un association qui prône l’entreprise libérée, la décentralisation et la confiance dans les communautés de travail.
    J’ai mesuré la force de l’histoire dominante pour rester en vie face à nos histoires préférées. Les activités du Pouvoir et du Privilège ont franchit la porte, apportant avec elles du désespoir et de la violence et aussi l’errance de la perte de sens.

    Je me réjouis que nous ne l’acceptions pas, j’en suis fière.

    Continuons à résister avec panache et surtout l’indispensable fou rire de l’ego.

  21. Une Conversation pour « Colloque »

    Sur la route du retour dans le Thalys épuisées mais encore en lien avec vous

    V- Sonia, la Fabrique demande ce que nous avons pensé de « Colloque » ?

    S – Faisons de ce feed-back un exercice d’externalisation, plaçons le sur une chaise pour qu’il écoute la conversation

    Nous plaçons colloque sur une chaise et le laissons écouter tranquillement notre conversation après ces deux journées intenses

    V- Qu’est ce que « Colloque t’a appris sur les pratiques narratives ?

    S- L’idée forte qu’il m’a transmise c’est d’être attentif à déconstruire les discours dominants qui enferment les personnes dans des histoires où leur identité est phagocytée par les normes sociales
    Et toi Véronique ?

    V- J’ai entendu à quel point la pratique narrative travaille sur l’inclusion de toutes les parties de la personne, et aussi sur l’intégration de toutes les composantes d’un système, les minorités silencieuses, les invisibles, les exclus…

    Quelle autre perle colloque t’a t’il dévoilé ?

    S- Colloque m’a montré que la P.N. a des bases solides trempées dans la philosophie et la psychologie sociale qui rejoignent une quête de sens où les mots traduisent la profondeur et la beauté de l’humain
    L’homme est une histoire en perpétuelle reconstruction où il se redéfinit, il devient auteur lorsqu’il renforce ses histoires préférées, car la personne n’est jamais le problème

    Une autre pépite ?

    V- Oh que oui celle qui nous partageons et questionnons dans notre pratique depuis des années !! Celle de l’éthique relationnelle et sociétale. Comment résister aux sirènes du Big five et respecter les fondements et racines d’engagement humaniste des P.N. ? Comment prendre soin de l’âme des fondements transmis par M. White et les autres ?

    S- Et si tu devais dire à Colloque comment il peut se colorer davantage de P.N. ?

    V- Pendant deux jours nous avons perçu que le costume de colloque ressemblait par moment à la tenue standard de tous les colloques.

    Comment on le relooke alors ?

    S- Ben si on lui proposait de s’appliquer sa propre démarche narrative et de se vivre comme une histoire qui se déroule ! En créant davantage d’inclusions, de rencontres créatrices d’émotions… Par exemple : en faisant produire une œuvre collective, un espace temps pour créer des outils ensemble… et tant d’autres choses à inventer.

    Comment Colloque peut-il se déployer et semer d’autres étincelles d’étoiles ?

    V- En faisant un Baby belge !
    En ajoutant une troisième journée de laboratoire de recherche
    En invitant son cousin « Forum » et sa cousine « académie d’été »

    Colloque a t’il eu des amis ?

    S- Oui énormément. Par la diversité des intervenants et des participants, par le plaisir partagé, le soutien de tous les organisateurs

    Pourrait il avoir d’autres amis ?

    V- mais oui hein Sonia, les Filles du Baobab pourrait le soutenir avec leur photo-langage pour raconter des histoires

    J’ajoute que Colloque a du faire face à un ennemi terrible et imprévisible : « grève et perturbation » Ce sont les amis qui ont triomphé

    S- L’ennemi qui le guette serait de regarder son nombril et de s’institutionnaliser dans une forme étriquée

    Et maintenant Colloque, toi qui as su nous réunir d’ici et d’ailleurs, de tous âges, baby narrateurs et narrateurs matures
    qu’as-tu envie de dire à propos de cette conversation ?…..

    V- oh mais regarde il s’est endormi épuisé d’avoir donné le meilleur de lui-même, il rêve sûrement à d’autres rencontres narratives

    S- Et Bien faisons comme lui, rentrons nous coucher et rêver à de nouvelles conversations …

    Véronique et Sonia ( Belgique « une fois il était »)

    Babies Praticiennes Narratives toujours en devenir.

  22. Et aussi des ateliers dont l’image globale qui me reste est celle de narratiens « en chemin », qui cherchent et agissent et cherchent et agissent et cherchent … à développer des « bulles d’augmentation narrative » pour enrichir sans trahir.

    Merci Sylvia Wesling , Sylvie Meid, Caroline Chedmail, et Patrice Gilly pour les ateliers auxquels j’ai participé. J’ai aimé votre engagement, votre courage et votre humilité. Vous avez toujours activité ma re-curiosité (*) dans vos interventions !

    (*) merci André Grégoire pour l’invitation à re-curositer les idées narratives 🙂

  23. Ensuite de « magnifiques » plénières qui à la fois creusent les sujets et ont ouvert ou réouvert ma curiosité pour les sujets abordés. En particulier :
    – un désir de creuser la French Theory, suite à l’intervention particulièrement invitante de Catherine Mengelle,
    – une envie de contribuer à l’appel du 4 juin de Pierre Blanc-Sahnoun sur une éthique du coach narratif … bon je provoque en appelant ça appel du 4 juin … mais à y repenser n’y a t’il pas un peu de « gaullien minoritaire mais certain du bien-fondé de sa vision et d’ailleurs vous verrez dans 30 ans 🙂  » dans l’intervention de Pierre Blanc-Sahnoun ??
    – une envie/nécessité pour moi de multiplier les cérémonies définitionnelles, le tout porté par les vibrants récits d’EliZabeth Feld,
    – une relecture du livre de Dina Scherrer à faire cet été, poussé par le témoignage de ses « magnifiques » élèves …

  24. La communauté narrative s’agrandie, et rien que ça c’est déjà Enorme. Les idées circulent et sont reconnues par de plus en plus de personnes qui se les approprient.
    GENIAL!
    Excellentes rencontres a tout point de vue et je voudrais surtout remercier nos hôtes nantais pour cet excellent accueil qu’ils nous ont concoctés.

  25. J’ai été trés heureux de participer a ces 2èmes rencontres des praticiens narratifs européens.
    C’était trés sympathique et j’ai eu beaucoup de plaisir a retrouver certain de mes collègues de la fabrique.

    je voulais revenir sur ta dernière présentation. Si j’adhère complètement a toutes les questions concernant notre éthique (c’est un vrai et vaste sujet sur lequel il serait souhaitable que nous nous penchions, vu le nombre croissant de personnes pratiquantes l’approche narrative), j’aurais souhaité que la vision de l’entreprise, certe bien pilotée par les big five, soit un peu plus complète. Bien entendu que ce monstre a 5 têtes est fort plaisant pour la majorité des personnes gauchisantes de la salle, cependant l’entreprise est aussi le lieu de la création d’emploi, d’une partie du sens d’une vie pour beaucoup de personnes, et a pour beaucoup une forte prégnance culturelle identitaire. Les Toulousains veulent pour beaucoup travailler chez airbus et ceux qui y travaillent, revendiquent leur appartenance a ce grand groupe (sic!!! (dans ma vision du monde))…. Il y aurait certe beaucoup a dire sur les entreprises, et tu vois en t’écrivant cela je repense a pages jaunes, ou la puissance créative des employés a permis de mettre du sens a leurs actions de travail…

    Bon, c’était juste une remarque concernant notre travail narratif, qui est d’agrandir la vision du monde des gens plutôt que de lui donner un notion étriquée.

  26. Quels ont été les moments, images, mots, expressions qui vous ont mis des petites étoiles ?

    – la belle conclusion d’André Grégoire (Québec) sur la floraison narrative de la 3ème génération des praticien-ne-s francophones. André est le premier à avoir posé des paroles françaises sur la musique australienne, le premier francophone qui se soit formé aux idées de Michael White. Tu vois André, je dis « les idées de Michael », j’ai bien entendu ta recommandation de séparer les idées de la personne afin de pouvoir continuer à critiquer les idées et à ne pas canoniser Michael, qui ne l’a que trop été depuis sa mort.

    – l’intelligence du coeur, la patience et le sourire de tous les « foulards roses », l’équipe des Nantai-se-s qui autour de Bertrand Hénot (France), nous ont reçus, nourris, abreuvés et guidés sous les extraordinaires charpentes de la Manufacture des Tabacs, bâtiment magique pour deux journées magiques.

    – le fou-rire de Catherine Mengelle (France) en plein milieu de sa présentation (brillantissime) sur la « French Theory » lorsque parlant du fait que plus les concepts sont faibles, plus l’ego du « philosophe » prend la place vacante, elle s’est écriée : « ah, mais c’est peut-être valable pour moi juste en ce moment ! » Non Catherine, il n’y a aucun risque !

    – la déconstruction magistrale du « burn-out » par Rodolphe Soulignac (Suisse) et sa renégociation externalisante en « démoralisation au travail ».

    Quelle image cela vous donne t-il de la communauté narrative francophone et de ses valeurs ?

    – ce que j’ai trouvé d’important, c’est de voir réémerger et se remettre au centre une vision politique des pratiques narratives, tant dans le champ de la thérapie que dans celui du coaching. Dans la plupart des intervention, la tradition de résistance au service des voix et des communautés minoritaires a été remise à l’honneur.

    – j’ai aussi retrouve le côté fraternel et bon enfant des conférences australiennes avec bien sûr des choses à améliorer mais le plaisir visible et rayonnant de pouvoir se retrouver pendant 2 jours et de faire de la « belle narrative ».

    Quelles nouvelles possibilités pour vous dans votre contexte, travail, pensée, etc. ?

    – la surprise de voir autant de coachs se poser les mêmes questions que moi sur l’utilisation de la narrative dans des systèmes économiques maltraitants et de voir que ces questions touchaient également les thérapeutes. Du coup, la forte résolution de continuer à porter ces questions. Bertrand Baudez (France) nous a proposé de créer un forum ouvert pour accueillir les débats et suggestions pour nourrir une déclaration éthique (merci Bertrand ! maintenant tu es obligé de le faire 🙂 ) et ceci prendra tournure dans les jours qui viennent.

    – la belle rencontre avec Robert et Mia qui dirigent les éditions SATAS (vous les avez vus à la table de librairie) et avec qui quelques beaux projets ont été mis sur les rails. Informations à suivre !

  27. D’abord une intervention lumineuse du Dr Julien Betbèze. En quelques minutes, l’essence des pratiques narratives était posé ! L’affect (habituellement un gros mot en langage courant… 🙂 fut réhabilité en une fraction de seconde ! Et un encouragement à développer une perception LARGE qui m’a touché.

    Et puis le plaisir de retrouver des amis et connaissances connues et de découvrir d’autres humains, touchés par les pratiques narratives.

    Un étonnement ravi : à aucun moment dans les échanges ne m’ont été demandés le traditionnel : « que faites vous » … et je n’ai pas plus demandé la même chose … donc coaches, médecins, travailleurs sociuax, infirmiers ou infirmières, etc … nous étions tous là avec notre diversité implicite/explicite riche d’expérience, sans aucun besoin de la porter « en bandoulière » tel un vain ruban tricolore … cela dit quelque chose de fort sur la « communauté narrative » ! …

  28. Une toute première contribution qui est une simple réponse au Dr Françoise, Dr Cracotte, et à ses riches identités multiples ! Chère Françoise ta plénière ainsi que ton intervention dans l’atelier sur la posture du thérapeute ont été « magnifiques » (en Dina Scherrer dans le texte). Par magnifique je veux dire magnifique de densité humaine et d’universalité avec un zeste de position humble et surbaissée…. Médecine &+ Narrative ont trouvé en toi un ambassadeur de premier rang ! Merci et bises à Pistache (ça c’est pour les z’initiés 🙂

  29. Un grand merci pour les organisateurs, pour ceux et celles qui encouragent à partager les histoires et à faire vivre les pratiques narratives.
    Pour ma part, j’en reviens enthousiaste: grâce à tout ce que j’ai appris en 2 jours, je me réjouis d’avance des conversations à venir avec les enfants et leurs parents. L’approche narrative dans les métiers de soins, sur un temps contraint (souvent moins de 20 mn), est possible. Il ne s’agit pas de  »thérapie » au sens classique du terme, mais davantage d’une  »posture » qui peut s’appliquer dans nos métiers. J’ai le projet de me rapprocher d’autres professionnels qui ont cette pratique: nous pourrions partager cela lors de 3ème JNF !
    Encore mille mercis pour ce que vous m’avez fait vivre: un vrai moment d’exception…

    Dr Françoise?

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