Programmes

Journée Découverte

Nous proposons régulièrement des journées découverte, égrenant en alternance des moments de théorie, des témoignages et des moments de pratique, qui permettent :

  • de comprendre d’où viennent les idées narratives à travers un petit peu d’histoire,
  • de découvrir les principaux concepts de l’approche,
  • d’expérimenter la posture et ses effets sur l’autre, en testant d’ores et déjà des
    « mini-conversations » narratives entre les participant-e-s,
  • de commencer à inclure certains éléments de cette approche dans sa pratique professionnelle avant de décider éventuellement d’aller plus loin dans la formation.

Concepts abordés, en théorie et à travers des exercices :

  • Histoire de ces idées et pratiques
  • La force du récit
  • Le regard et la posture narrative
  • L’externalisation du problème
  • La double écoute
  • L’histoire dominante et l’histoire alternative
  • Le club de vie
  • L’intervention de témoins extérieurs

C’est encore les participants qui en parlent le mieux…


Initiation

Notre nouveau cycle d’initiation, passé de 6 à 8 ateliers, intègre l’ensemble des pratiques narratives, de façon suffisamment approfondie pour pouvoir les utiliser dans sa pratique professionnelle à l’issue de la formation.

Atelier n°1 – La posture narrative décentrée et influente.
La puissance des histoires, intentions du praticien et récits du client, histoires dominantes et alternatives, histoire de problèmes.

Les différentes sortes d’histoires qui peuplent nos vies : les histoires dominantes et alternatives, leur influence sur la vie des clients.

  • Comment les faire s’exprimer, l’importance de la posture narrative
  • Comment se construisent les histoires qui définissent les personnes ?
  • Comment identifier les « histoires de problèmes » qui saturent la vie du client ?
  • Comment aller chercher les récits préférés ?
  • Étude et expérimentation de la posture décentrée et influente (mises en situation).

Atelier n°2 – Travailler avec les histoires de problème.
L’externalisation, le pouvoir moderne et l’exploration du contexte.

  • Que faire des histoires de problèmes ?
  • Technique d’externalisation des problèmes (jeux de rôles en trinômes)
  • Explorer le contexte plus large du problème, social, économique, idéologique, culturel…
  • La double écoute et les fines traces de résistance
  • Le travail de prise de notes du praticien narratif.

Atelier n°3 – La puissance des histoires préférées.
La construction de territoires identitaires alternatifs, redevenir auteur à partir des exceptions, la métaphore textuelle et l’épaississement des récits alternatifs, leur documentation.

  • Qu’est-ce qu’un « territoire identitaire » ? (étude de cas entre stagiaires)
  • Comment se construisent les territoires identitaires alternatifs ?
  • Les exceptions et les questions permettant de les rechercher
  • Que faire des exceptions : redevenir auteur (re-authoring), exercices en sous-groupes
  • Du paysage de l’action à celui de l’identité – et vice et versa, étude d’une conversation de Michael White issue de « Cartes des pratiques narratives »
  • Utiliser les métaphores du client lors de l’externalisation du problème pour « épaissir » les récits alternatifs
  • Premiers essais de « documentation narrative » des conversations.

Atelier n°4 – L’identité comme projet social.
Le club de vie, le re-membrement.

  • La métaphore du club de vie pour aider le client à épaissir son récit alternatif
  • Choix de son club de vie : approche par l’expérimentation personnelle
  • Intervention typique et puissante de l’Approche Narrative : le re-membrement (re-membering), explication et démonstration
  • Étude et réflexion autour d’une vidéo de Michael White
  • Exercices sur le « club de vie » et le « re-membrement » en sous-groupes.

Atelier n°5 – Relier les vies.
Travailler avec des témoins extérieurs et des équipes réfléchissantes, la documentation des histoires alternatives.

  • La technique des « témoins extérieurs »
  • Étude de texte/récit d’expérimentation de cette technique
  • Appropriation en sous-groupe de 4/5 personnes
  • La « surface réfléchissante » de l’équipe et/ou du thérapeute, démonstration
  • L’accompagnement des équipes en Approche Narrative
  • Documenter une identité collective : la notion de « singuliers pluriels »

Atelier n°6 – La documentation poétique.
Pousser plus loin le travail de documentation : la documentation poétique, les certificats et autres proclamations identitaires, les campagnes de lettres.

  • Le rôle de la documentation en Approche Narrative : étayer l’histoire préférée des clients, rendre plus difficiles les futures tentatives du problème dans la vie des gens
  • L’apport magique de la poésie
  • La documentation sous des formes créatives comme la poésie, les chansons, le dessin, les journaux intimes, les photos, les diaporamas, les blogs, etc.
  • Les campagnes de lettres pratiquées par Stephen Madigan
  • Les lettres, les certificats et autres proclamations définitionnelles
  • Comment recruter des publics pour diffuser ces histoires préférées ?

Atelier n°7 – Travailler avec l’invisible.
Déconstruction et Absent mais implicite, de l’histoire du problème à l’histoire alternative préférée, à partir des idées de Foucault et Derrida.

  • Explorer avec Foucault les notions de normalité et de conformité aux normes et avec Derrida la déconstruction des dualismes et de la relation signifiant-signifié
  • Pourquoi et comment aider nos clients à examiner la façon dont leurs histoires sont parfois façonnées et influencées par le contexte socio-culturel dans lequel elles évoluent ?
  • Challenger les théories qui encouragent les histoires de problèmes
  • Exercice en groupes sur des théories dont les stagiaires s’accordent à dire qu’elles les ont freinés ou gênés dans leur vie
  • Un concept majeur développé par Michael White : l’absent mais implicite, autre manière d’accéder aux histoires alternatives et préférées de nos clients, sorte de chemin de traverse.

Atelier n°8 – Fabriquer des questions narratives puissantes, pertinentes et captivantes.
Intensive questions, training intensif sur la base des travaux de David Epston (niveau 1).

  • Apprendre à fabriquer des questions narratives puissantes
  • Exercice et test en sous-groupe sur des questions narratives efficaces
  • Exercices en sous-groupes à partir des travaux de David Epston, afin d’ancrer les techniques vues ensemble
  • Remise des certificats aux stagiaires lors d’une « cérémonie définitionnelle ».


Approfondissement

Les ateliers d’approfondissement présentés ici correspondent à la suite de l’initiation ancien format. Nous sommes en train d’élaborer une nouvelle proposition pour permettre à ceux qui auront suivi l’initiation nouvelle formule (8 ateliers) de se replonger dans les idées narratives, s’ils le souhaitent, autour d’ateliers plus thématiques qu’académiques.

Documentation poétique animé par Pierre Blanc-Sahnoun.

  • Le praticien narratif est à la fois un documentaliste d’histoires préférées et un relieur de vies. Ce séminaire de deux jours a pour but d’approfondir ces deux aspects. Nous explorerons les notions de documentation sous des formes créatives telles que la poésie, les chansons, les journaux intimes, les blogs, et étudierons la façon de recruter des publics pour diffuser ces histoires préférées. 
  • Une large part sera réservée à la pratique. Nous étudierons en particulier et de façon approfondie les campagnes de lettres telles qu’elles sont pratiquées par Stephen Madigan et également la façon dont David Epston est Michael White ont mis au point des certificats et autres proclamations définitionnelles pour étayer l’histoire préférée des clients, sans quoi, le risque de voir l’histoire de problème réinvestir le territoire ne disparaît jamais.

Absent mais implicite et déconstruction de contextes animé par Elizabeth Feld et Catherine Mengelle

  • Du côté du problème, nous parlerons du travail de déconstruction (ou « détricottage », « unpacking » en anglais), qui consiste à aider nos clients à regarder la façon dont leurs histoires sont façonnées et influencées par le contexte socio-culturel dans lequel ils évoluent. Déconstruire, c’est challenger les théories qui encouragent les histoires de problèmes, c’est réhistoriciser et ébranler les vérités toutes faites. Nous nous appuierons sur les idées des philosophes français qui ont inspiré M. White et D. Epston, notamment Foucault et Derrida : en effet, les notions de normalité, de conformité aux normes et du Pouvoir Moderne sont des forces puissantes qui contribuent à alimenter les histoires de problèmes.
  • Nous basculerons ensuite du côté de l’histoire préférée, pour explorer un autre concept majeur développé par M. White : l’absent mais implicite, ce « retournement de crêpe » qui fait qu’à partir d’une absence, d’un manque ou d’une plainte (par exemple : « je suis mal aimée »), nous prenons le parti de considérer que la personne doit avoir une certaine connaissance de ce qui est absent (car pour se sentir mal aimé, il faut connaître la sensation d’être aimé…) et nous l’aidons à rentrer en contact avec cette connaissance. Cette pratique nous propose une toute nouvelle manière d’accéder aux histoires alternatives et préférées de nos clients, une forme de chemin de traverse.

Arbre et ligne de vie animés par Dina Scherrer

  • L’Arbre de vie est un outil de soutien psychosocial basé sur les Pratiques Narratives. C’est un outil qui utilise les différentes parties de l’arbre comme métaphore pour représenter les différents aspects de nos vies. L’utilisation des métaphores et de questions soigneusement formulées invite les personnes à raconter des histoires sur leurs vies de façon à les renforcer et augmente leur espoir dans l’avenir.
  • Objectif : Pouvoir utiliser l’Arbre de vie dans le cadre de vos accompagnements individuels ou d’équipes. Faire émerger compétences, ressources, qualités, valeurs de la personne et les étoffer ainsi qu’identifier ses personnes ressources. Egalement faire des liens et donner du sens à son parcours et permettre aux personnes de se projeter dans l’avenir. L’Arbre de vie permet de recueillir plus d’informations sur les personnes, de prendre de la distance en regardant sa vie. Avoir à votre disposition un outil narratif efficace pour accompagner des publics difficiles comme des jeunes en difficulté, des équipes en souffrance.
  • Programme : L’historique de l’Arbre de vie et sa méthode d’utilisation.
  • Arbre de vie – expérimentation – chaque participant réalise son arbre de vie et vit toutes les étapes de la méthode :
    • Forêt de vie – Celui qui le souhaite est invité à présenter son arbre aux autres et reçoit la résonance du groupe.
    • Tempête de vie – Discussion sur les malheurs qui peuvent arriver aux forêts et aux personnes. Mutualisation de ressources pour se défendre des malheurs. Un moyen d’échanger des messages sur la survie.

Coaching narratif et utilisation des idées narratives dans les interventions en entreprises et organisations

2 séminaires de 2 jours animés par Pierre Blanc-Sahnoun

  • La Fabrique Narrative est à l’origine de la transposition de nombreux processus narratifs dans le domaine des entreprises et des collectivités. Nous pratiquons et enseignons les idées narratives dans les organisations et les entreprises, avec une forte vigilance éthique. Ces 2 séminaires de deux jours, sont destinés en priorité aux coachs, aux DRH, aux managers, et à tous les intervenants qui oeuvrent sur le terrain des organisations.
  • Le premier séminaire « coacher avec les idées narratives »  débute par une réflexion éthique sur les histoires dominantes de l’économie de marché (les fameux « Big 5 ») qui cherchent à influencer le travail du coach narratif dans une organisation afin d’en faire un agent de normalisation culturelle et de situer le problème dans le client ou l’équipe cliente. Nous aborderons la question de la posture décentrée et influente, et ce que cela change dans la façon de coacher, notamment en termes de développement des résistances et de déconstruction. Nous travaillerons également sur l’accompagnement des équipes, et notamment des équipes dirigeantes. Plusieurs méthodes originales seront présentées, et nous élaborerons à partir de cas apportés par les participants.
  • Le second séminaire sera plutôt centré sur « l’ingénierie d’interventions narratives complexes » destinées aux communautés de travail élargies  (filiale, département, ensemble d’une entreprise, administration, hôpital, etc). Un développement important sera consacré à l’accompagnement du changement et à la façon d’honorer les résistances au lieu d’essayer de les rendre invisibles ou de les « pathologiser ». De nombreux exemples permettront aux participants de découvrir des modes d’intervention innovants et d’ouvrir de nouvelles possibilités dans leur propre travail en apprenant à élaborer eux-même des stratégies de projets narratifs.

Les inscriptions aux ateliers sont enregistrées à réception de la fiche élève accompagnée du chèque d’arrhes correspondant. Pas de remboursement en cas d’absence à un ou plusieurs ateliers.


Ateliers niveau 3

Réservés aux praticiens ayant complété les ateliers d’initiation et d’approfondissement.

Atelier n°1 – La supervision narrative et le témoin intérieur animé par Pierre Blanc-Sahnoun et Elizabeth Feld.

  • Qu’est-ce qu’une supervision spécifiquement narrative ? Comment créer cet espace où le praticien portera un regard à la fois bienveillant et détaché à son propre travail d’accompagnateur et où le superviseur gardera sa posture décentrée et influente, curieuse et éthique.
  • La supervision, individuelle et de groupe, est un art d’accompagnement particulier. La supervision narrative a ses spécificités à elle.
  • Nous aborderons dans cet atelier avancé l’art de la supervision narrative à partir des approches et des apports de Jonella Bird, de Michael White et des pratiques particulières que chacun des intervenants a développées.
  • Cet atelier a comme prérequis les ateliers d’initiation, d’approfondissement, et un entretien individuel avec l’un des animateurs.

Atelier n°2 – Cartographie de nouveaux territoires (pour praticiens en cours d’exploration de nouveaux territoires) animé par Pierre Blanc Sahnoun, Elizabeth Feld et Dina Scherrer.

  • Cet atelier est inspiré par le défi lancé par David Epston lors de sa dernière Master Class de maintenir l’Approche Narrative en vie en explorant, puis en cartographiant, de nouveaux territoires narratifs.
  • Nous invitons les praticiens narratifs qui sont en train d’explorer de nouveaux territoires ou qui ont le projet d’en explorer, de se joindre à cet atelier qui sera un lieu d’échange, de confrontation à d’autres regards, et d’incubation, pour de nouvelles idées narratives en développement.
  • Nous proposons de créer dans un cadre éthique, bienveillant et respectueux, les conditions collégiales pour aider le développement de nouveaux projets, l’exploration et la cartographie de nouveaux territoires, et faire éclore et s’épanouir les Pratiques Narratives dans notre communauté.
  • Entretien préalable demandé

Questions puissantes et poétiques

Pour les praticiens narratifs, les questions sont à la fois, selon, le mot de Stephen Madigan « leurs pinceaux » et « leurs chansons engagées ». Mais qu’est-ce qu’une « bonne » question narrative ? Comment fonctionnent ces questions tellement puissantes qu’elles peuvent changer la vie d’un client ? Le but de ce séminaire est de vous aider à affûter vos questions, en particulier en travaillant séparément sur les 3 dimensions intention de la question, traduction de cette intention et scénarisation de cette traduction. Le dispositif retenu est inspiré de celui de David Epston, le co-fondateur néo-zélandais des pratiques narratives. Chaque praticien sera invité à identifier et développer son propre style de conversation, dans le cadre de ce séminaire dont la « fabrication de questions » est l’unique objectif.

Le deuil et la mort : une approche narrative

L’article de Michael White « Dire bonjour à nouveau : intégrer la relation perdue dans la résolution du chagrin », publié pour la première fois en 1988 en Australie, a fait l’effet d’un séisme à l’époque dans le champ des approches psychologiques modernes du deuil. Depuis, d’autres praticiens narratifs, comme Lorraine Hedkte et John Winslade aux États-Unis qui considèrent que « la mort c’est la fin de la vie, pas la fin de la relation », ont intégré ces idées dans leur travail et ont publié de leur côté. Cet atelier est consacré à ces approches, il bouscule comme tous les ateliers narratifs, les idées reçues dans le domaine de la mort et du deuil, il ré-interroge la nature du lien avec les personnes disparues, il questionne l’obligation de « dire adieu », il s’intéresse aux croyances individuelles autour de l’idée de la mort. Il propose aux participants de réfléchir à des questions permettant à l’espoir de renaître, sous des formes qui appartiennent aux personnes seules, hors de toute tentation normative de la part du praticien. Le thème même de l’atelier fait qu’il donne bien sûr l’occasion de revisiter le concept de « re-membering », emprunté par White à Barbara Myerhoff, et la carte correspondante qu’il a livrée, ainsi que la notion du « club de vie » ou de soutien.

« Aujourd’hui j’ai avec elle la relation qu’a un voilier avec le vent… je pense qu’elle est le vent qui souffle dans mes voiles. » Magda, citée par Charlotte Crettenand, « Le deuil : processus d’appartenance ou de désappartenance ? »


Ateliers niveau 4

Réservés aux praticiens ayant complété les ateliers d’initiation, d’approfondissement et du niveau 3.

à venir…