NOUS AUSSI NOUS SOMMES CHARLIE

Hommage-Charlie-Hedbo-02

Nous nous sentons tous-te-s touché-e-s par l’attentat de Charlie Hebdo car il attaque en profondeur ce en quoi nous croyons, nos espoirs, rêves et engagements, notre identité. Toute communauté est avant tout une communauté d’histoires, d’actions et de valeurs. Nous voyons depuis hier le sursaut de l’identité à l’oeuvre un peu partout dans le vrai monde et sur les réseaux. Car un dessin de presse, c’est une renarration, minuscule mais puissante, offrant une possibilité de comprendre les choses différemment, de vivre dans un monde plus riche, d’améliorer son intelligence du contexte. Les pratiques narratives sont depuis leur fondation farouchement attachées à la liberté, liberté qu’il y ait plusieurs histoires possibles pour décrire une expérience et qu’aucune version de l’histoire ne justifie le meurtre des personnes qui ont un autre point de vue ou ont choisi de s’engager dans des pratiques différentes. Vos commentaires sont les bienvenus.

PBS pour toute l’équipe de la Fabrique Narrative

52 réflexions au sujet de « NOUS AUSSI NOUS SOMMES CHARLIE »

  1. J’arrive tard pour avoir pleurė, ri, marché, contemplé des banquiers, des couples très âgés, des personnes en fauteuil roulant, des jeunes, des bébés, se rassembler et parler.
    J’arrive tard après avoir entendu en formation (34 agents de maîtrise) un jeune homme présenter le résultat d’un exercice collectif et s’étrangler d’émotion en citant un lien entre “stylo” et “haine”.
    J’arrive tard après avoir entendu un homme parler fort au café et dire qu’avec tout ça, Charlie Hebdo avait gagné des millions et ils allaient en faire quoi, hein, ces enfoirés ?
    J’arrive tard et je vous retrouve, prénoms connus ou non, visages aimés, partageurs de valeurs et d’humanité rieuse derrière ses larmes.
    J’arrive tard, vous me faites du bien et je devrais arriver tard plus souvent…
    Merci!

  2. Oui, Valérie, comment faire pour que cette journée unique de rassemblement, d’union, de gravité, de tous ensemble, se prolonge dans “la vraie vie” ?
    Par exemple, comment trouver un juste équilibre entre plus de surveillance – nécessaire pour diminuer le risque d’autres attentats – et que cette surveillance accrue ne soit pas liberticide ?
    Comment s’occuper de cette jeunesse désœuvrée, combien d’efforts à faire en termes de leur formation, leur emploi et leur insertion dans la vie active ? Commencer par écouter les jeunes ? Ils ont des choses à dire.
    Comment les dirigeants politiques et économiques peuvent-ils être à la hauteur de ce qu’ont exprimé les Français et bien d’autres peuples à travers le monde, i.e. travailler ensemble dans l’union au lieu de se diviser et de s’affronter ?

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