« Pratiques narratives sous le Baobab » : trois questions à …

Par Céline Wienhold.

Notre troisième interviewée dans le cadre de la préparation des Journées Narratives Francophones de juin est Véronique Schermant, qui propose un atelier sur l’usage du photo-langage comme support à des conversations narratives riches et créatives.

Qui es-tu et quelle est ta relation avec les pratiques narratives ?
En rencontrant les Pratique Narratives, j’ai eu la délicieuse sensation de « rentrer enfin chez moi ». Notre relation est passionnée, créative et chaque matin à inventer. Elle est parsemée de fines traces à faire émerger, épaissir et partager.
Les gens disent de moi que je suis une « passeuse ». C’est vrai que je me tiens souvent là, à la croisée des chemins pour dire un mot, donner une adresse, transmettre un message. Formatrice depuis 25 ans dans le domaine de la communication et des compétences relationnelles, j’ai eu l’opportunité d’intervenir dans des lieux très divers ; grosses entreprises, Pme, Ecole, Prisons, Police, Associations… Dans chacune de mes missions j’ai rencontré des personnes intelligentes, motivées et sensibles recrutées par des histoires de problèmes qui me semblent aujourd’hui tellement au delà des questions personnelles. En 2018, je développe, dans différents partenariats, le projet des « filles du Baobab » et j’anime avec bonheur des ateliers d’initiations aux Pratiques Narratives en France et en Belgique.

Peux-tu nous présenter ton atelier ?
Le Baobab tient un rôle central dans le village. La communauté s’y rassemble pour échanger, transmettre, faire des rituels et des célébrations ou simplement se poser ensemble en silence. Sous les Baobabs Bruxellois on vient « Babeler », c’est à dire papoter et raconter des histoires. Les photo-langages Baobabelcartes ouvrent grand les portes sur les histoires oubliées et celles à créer. Les images de chemins, de portes, de chaises et de coeurs sont les alliés précieux pour aller à la rencontres de fines traces, de moments d’exceptions et d’évènements scintillants, points de départ de tissages des histoires préférées. En se laissant guider à travers différentes manières d’utiliser les images, chaque participant partira en voyage, se laissera surprendre et réenchanter par la richesse de ses histoires. L’atelier se veut concret, ludique, rythmé par des partages en sous-groupes. Toutes les questions sont bienvenues.

Avec quoi aimerais-tu que les participants repartent ?
J’aimerais qu’après avoir expérimenté la puissance et la simplicité véhiculées par les images, les participants repartent avec :

  • la richesse que donne un temps de recul sur soi,
  • l’apprentissage d’une autre manière de pister les fines traces et de rentrer dans l’univers des histoires préférées,
  • une approche concrète à mettre en œuvre dès le lundi dans leur secteur professionnel.

Quelle autre question aimerais-tu que l’on te pose ?
Qu’est ce que les pratiques narratives diraient de toi ?
Début de réponse : elles diraient en tout cas qu’elles ont recruté une sacrée fan pour faire leur promo et leur diffusion !

3 réflexions au sujet de « « Pratiques narratives sous le Baobab » : trois questions à … »

  1. C’est avec plaisir que je viendrai,
    A la lumière du baobab,
    M’allonger,

    Auprès d’une autre groupie,
    (Re)Cueillir,
    Quelques histoires préférées

    Cette idée d’interviews est en effet une super idée !

  2. Eh les filles, contente qu’il y aura un Baobab à Bordeaux! Et que les fidèles bruxelloises seront encore au rendez-vous. J’espère que le voyage sera plus clement que celui des dernières journées francophones 😉 merci, Veronique, de continuer a Partager tes images et tes espaces de Babel.

    Merci, Céline, pour ces entretiens délicieux des praticiens qui partageront dans les journées Francophones. C’est une super idée !

    Elizabeth

  3. Véronique est bien plus qu’une « passeuse », elle est aussi une très grande « écoutante » qui utilise ses belles images pour aider les personnes qu’elle accompagne à faire monter à la surface les mots qui les aident à passer vers d’autres histoires identitaires.
    Son atelier est au-delà de l’aspect formatif, un réel moment de partage et de résilience.

    Sonia Bonkowski

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